Rencontre avec l’écrivain Marin Ledun

Le 1er octobre dernier à 14h l’impatience régnait dans deux classes de 4ème. Elles attendaient de  rencontrer enfin l’auteur du texte : « L’enfer », alias Marin Ledun. Et, cerise sur le gâteau, il est arrivé accompagné de son éditrice José Guellil (pour les éditions IN8 avec lesquelles nous aimons travailler).

Ce projet s’inscrivait dans le cadre du Festival palois Un aller retour dans le noir qui permet tous les ans aux élèves de rencontrer en avant-première des écrivains présents au salon. Nous y associons toujours la Médiathèque de Garlin et la rencontre a eu lieu à la Salle St Pierre.

Les élèves avaient auparavant acheté, lu le roman avec leur professeur de français et préparé des questions qui ont alimenté les échanges avec l’auteur. Les élèves voulaient tout savoir sur cette oeuvre et surtout si elle aurait une suite. Les moindres détails ont été passés au peigne fin pour parfois rester sur sa faim car quand on lit, on imagine aussi et d’un lecteur à l’autre, on voit des choses différentes. L’écrivain leur a bien expliqué qu’il travaille à partir d’un plan, qu’il connaît la fin en commençant, que le roman est né d’un objet trouvé sur l’emplacement du bagne puisque c’est le lieu de l’histoire, qu’il a fait de nombreuses recherches sur le contexte historique et cette période où on envoyait au bagne et donc en enfer des prisonniers. Mais, Il ne pouvait pas répondre à toutes leurs questions car il ne se les était pas posées. Au final, c’est l’imagination du lecteur qui joue et même si l’écrivain annonce l’issue d’un séjour au bagne, ils voulaient une suite, peut-être plus heureuse. Et c’est aussi la mode des séries, donc, Marin Ledun n’a pas voulu les décevoir en laissant planer le doute d’une suite… 

A la fin de la rencontre, chaque élève est reparti avec une dédicace et surtout avec le sentiment d’une belle rencontre.

 

Pour prolonger cette lecture, ils travaillent en interdisciplinarité avec MMes Pages et Vittu à partir d’un témoignage du journaliste Albert Londres qui, à l’époque, a permis une évolution des conditions de vie des bagnards.

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